Vol de l’écusson du monument de la RAF situé dans la fagne de Malchamps.

Le vol de l’écusson du monument de la RAF a été perpétré le 5 ou le 6 septembre 2014. C’est non seulement un acte incivique regrettable pour le monument, pour le patrimoine mais c’est aussi une insulte à la mémoire de ces aviateurs, un outrage pour leurs frères d’arme, une offense aux désirs des parents, une injure pour l’Association de l’Escadron 550 et une humiliation pour tous ceux et toutes celles qui ont apporté leur contribution financière et ils étaient nombreux à avoir donné quelques francs quand les temps d’après-guerre étaient difficiles.

Cet écusson en bronze est une pièce unique et ne sera probablement jamais retrouvée car il est plus que possible qu’il sera devenu un objet faisant partie d’une quelconque collection. Il est peu probable qu’il sera reproduit car la matrice n’existe plus (à ma connaissance) et si il faut la façonner pour la fonte, toutes ces opérations s’annoncent très chères, trop chères à reproduire. (Le refrain des temps qui courent…peut-être que les Chinois ?)

* Diamètre de la partie centrale de l’écusson : +-14 cm – Hauteur : +- 23 cm – Epaisseur : +- 1 cm

Moureau Eric


Le poème « Dans la fagne… » a été publié dans « la Vie Spadoise » lors de l’inauguration en avril 46. L’auteur n’a signé que de ses initiales.

Dans la fagne où fleurit la bruyère
Où la grande herbe folle en un tapis mouvant,
S’incline et se redresse et jase au gré du vent
En murmurant sans fin sa plaintive prière.

Une nuit de printemps quand va poindre l’aurore,
Sur le sol assoupi, un grand oiseau blessé,
Dans un long bruissement, soudain s’est écrasé…
Et l’écho a frémi longtemps…longtemps…encore…

Puis le calme revint: seule une grande flamme,
a jailli solitaire au-dessus des sapins.
Et, chacun d’entre nous se demandait en vain,
D’où venait l’avion, brisé dans notre fagne…

Alors…dans le matin s’étendit la nouvelle…
Et nous avons pleuré en nos coeurs angoissés;
L’avion tombé là, était notre allié,
La mort avait passé implacable et cruelle!

« Ils » venaient de là-bas, de la Grande Bretagne,
Du Canada lointain, confiants et joyeux,
« Ils » sont morts simplement, emportant avec eux,
L’ivresse de la vie leur ardente compagne!

Et, près du grand trou noir pareil à une tombe,
Sur la terre très douce où gisaient vos enfants,
En rangs respectueux, tout Spa était présent,
Voulant rester près d’eux jusqu’au soir qui succombe.

0, vous qui les pleurez, nous voudrions vous dire,
Qu’ « ils » ne sont pas partis, inconnus, délaissés,
Mais que pieusement leur souvenir sacré,
Restera en nos coeurs qui tout bas les admire !

…Dans la fagne sauvage où naissent les légendes…
Ces chevaliers de l’air pour notre liberté,
Sont tombés en héros comme au temps des Croisés. . .
…Dans la fagne là-haut…qui garde les légendes…

E.v.E.


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