Le renard

Renard
La période des mois de janvier et février est celle pendant laquelle on a le plus de chance de rencontrer le renard, même en plein jour … les automobilistes l’ont souvent constaté : les renards traversent souvent les routes à cette époque de l’année (certains y laissent même la vie). Tâchons de faire mieux connaissance avec cet animal souvent présenté (même au musée de la forêt) comme un invétéré mangeur de poules.

Etymologie

Le nom RENARD vient du nom propre  » Reginhart  » donné au goupil (nom commun) dans le roman de Renard. Le nom propre a remplacé le nom commun, qui est tombé en désuétude, et on peut lire maintenant  » Renard le goupil…  » !

Carte d’identité

C’est un carnivore, de la famille des Canidés. C’est d’ailleurs le dernier canidé sauvage de notre faune depuis la disparition du loup. Petite précision cependant, un animal de cette famille commence à faire son apparition timide dans l’est de la Belgique: il s’agit du chien viverrin, originaire d’Asie. Il a été introduit en Russie pour sa fourrure et il s’est étendu vers l’Europe centrale, puis occidentale.

Le renard mesure environ 60 cm de long (sans la queue, qui fait 35 cm). Son poids est de 6 à 7 kg. Il est généralement roux, sauf au ventre, à la poitrine, au museau, à l’intérieur des pattes et au bout de la queue, parties qui sont blanches.

Habitat

On le trouve dans toute l’Europe, en Afrique du nord, en Asie et en Amérique du nord. Le renard est un animal qui s’adapte à tous les milieux : plaine, forêt, zones urbaines. Il gîte le plus souvent dans un terrier, mais utilise aussi les tas de bois, les ruines ou les fourrés épais.

Il creuse parfois lui-même son terrier, mais bien souvent préfère utiliser le terrier d’un blaireau. Dans les endroits favorables, des terriers, creusés par plusieurs générations de blaireaux peuvent atteindre de très grandes dimensions, avec de nombreuses sorties (plusieurs centaines de m²).

Indices de présence

Pour le promeneur, les indices de présence du renard sont principalement les laissées et les empreintes.

  1. Les laissées
  2. renard2

    Les laissées sont grises, noires ou même bleutées quand l’animal a consommé des myrtilles. On peut les remarquer au milieu des chemins, souvent sur les pierres surélevées. Cette manière déposer ses excréments sert à marquer le territoire de sa présence. Il possède en effet une glande anale qui imprègne les matières fécales de ses sécrétions. Il possède également d’autres glandes qui marquent son passage, au niveau des doigts et de la queue. Ces marques ont un rôle de communication : elles signalent le sexe, l’état sexuel et probablement l’identité de chaque individu.
    Chez le mâle, la glande de la queue, très active au moment du rut (janvier) a une odeur qui rappelle la violette. Cette odeur qui imprègne les coulées et les abords du terrier est perceptible par le promeneur averti. Un autre indice de présence est visible quand il y a de la neige, ce sont les jets d’urine lancés par les femelles pour attirer les mâles.

  3. Les empreintes
  4. L'emprunte du renard comparée à celle du chien.
    Elles ressemblent à celles du chien et mesurent de 5 à 6 cm. Elles s’en distinguent cependant par :

    • la forme ovale et non ronde,
    • les griffes qui sont fines,
    • les doigts du centre qui marquent en avant des doigts extérieurs (voir le croquis). Une ligne qui joint l’avant des pelotes postérieures ne recoupe pas la base des pelotes antérieures.

Alimentation

Comme on le constate, son alimentation repose surtout sur la consommation de rongeurs (entre 6000 et 10 000 par an, le record chez les carnivores sauvages). Il lui arrive aussi, quand il en a l’occasion, de capturer des poules : élevages déficients ou animaux en liberté.

La part végétale est aussi importante. Elle est composée de fruits (cerises, mûres, myrtilles), d’épis de blé ou de mais et d’herbe tendre.

Menaces

La menace la plus sérieuse fut la rage, qui décima ses populations, jusqu’en 1982. A cela, il fallait ajouter le  » zèle  » des chasseurs qui profitant de l’aubaine, gazaient, piégeaient et empoisonnaient les rescapés. La méthode de prophylaxie antirabique consistait en effet à tuer un maximum de renards, considérés comme vecteurs de propagation de l’épidémie. Maintenant, la méthode utilisée est la vaccination orale par des appâts. Elle porte ses fruits, la Wallonie étant pratiquement indemne de rage à l’heure actuelle. Certains craignaient une surpopulation de renards (toujours les chasseurs … ) mais il semble qu’après restauration des effectifs, une autorégulation s’est établie en fonction des ressources alimentaires disponibles.

Christian Guilleaume.


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