La source Marie-Henriette et la source Wellington

  1. LA SOURCE MARIE-HENRIETTE
    Source Marie-Henriette. 2000.En 1867, le bourgmestre Servais fit édifier le splendide Etablissement des Bains qu’on admire encore aujourd’hui. On fit appel à l’ingénieur François, inspecteur des mines de France, afin de se rendre compte des moyens d’alimenter cet établissement balnéaire. Ayant fixé son attention sur les sources de Nivezé, il y trouva 23 griffons fournissant une eau ferrugineuse d’excellente qualité. Un puits artésien fut creusé à l’aide duquel tous les griffons furent réunis. Ce captage se situe non loin du lac de Warfaaz, en direction de la source de Wellington.

    Dans l’ouvrage du Dr jules Lezaack, on apprend que le puit artésien a 19,60 m de profondeur; il est fermé hermétiquement a son extrémité supérieure par une plaque de verre et le tube artésien communique avec une conduite en fer longue de 2.850 m amenant l’eau ferrugineuse à l’Etablissement des Bains. La source a reçu le nom de Source Marie-Henriette qui figure au-dessus de la voûte à la sortie de la galerie souterraine.

    Ajoutons que la différence de niveau entre les sources et l’Etablissement des Bains est de 55 m.

    Tunnel d'accès<br>Photo Dominique ThéatreCaptage<br>Photo Dominique Théatre
  2. LA SOURCE WELLINGTON
    Source Duc de Wellington. 2000.
    A 250 mètres environ de la source Marie-Henriette, a gauche du ruisseau de Soyeureux, on peut voir dans une prairie à laquelle on accède par un chemin de terre bordé d’arbres, un petit bâtiment octogonal sans grâce aucune, dont les fenêtres et la porte sont obstruées par des grilles. Il est couvert d’une plateforme et au-dessus de ce qui fut la porte, on peut lire l’inscription Source Wellington. C’est ce qui subsiste de cette source naguère fréquentée par les touristes qui visitaient le Lac de Warfaaz.

    Une notice sur la source minérale Le Pouhon Duc de Wellington à Sart-lez-Spa publiée anonymement à Liège en 1909 nous apprend que cette source a été captée en 1908-1909 par le docteur A. Poskin, dans une prairie marécageuse. Elle reçut le nom de Source Wellington pour commémorer le séjour à Spa en 1818 du Duc de Fer, vainqueur de Waterloo, et aussi, dit cette brochure, dans l’espoir d’attirer la clientèle anglaise.
    Une société, La Royale Belge, mit sur le marché avec un certain succès des eaux de régime et de table. Elle entra en procès avec la Compagnie Fermière, devenue en 1916 Spa Monopole. En 1924, celle-ci racheta sa rivale.
    On peut voir sur une carte postale timbrée en 1921 (fig. 23) les bâtiments aujourd’hui démolis de la Royale Spa, près du pavillon abritant la source. Le captage de celle-ci était réalisé par un dispositif ingénieux inventé par le professeur A. Firket, consistant en un bac de pression faisant arriver l’eau dans un tube conique tronqué fermé à la partie supérieure par une dalle de verre.

    Source Duc de Wellington 1921.

    Source Duc de Wellington 1921.


    D’après des renseignements obtenus de M. Léon Paquay, fils d’un des derniers tenanciers de la source, l’eau minérale, avant la construction des ateliers proches de celle-ci, était amenée dans des tonneaux jusqu’à un bâtiment situé au boulevard des Anglais où on l’embouteillait.
    C’est en 1971 qu’on cessa d’accueillir les visiteurs et de distribuer du poûhon. Les ateliers furent démolis en 1972, et la partie supérieure du pavillon en 1975. On ne peut que regretter la désaffectation de la source qui a entraîné la fermeture du pavillon et, malheureusement, la disparition du très beau parc, cadre riant et fleuri qui attirait et charmait bon nombre de Spadois et d’étrangers.

    Léon Marquet


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