Des « Chemins de Compostelle » à Spa aussi !

La séance d’Exploration du monde de ce mois d’octobre 2011 était consacrée à la découverte des chemins menant à travers la France à Compostelle.

Savez-vous cependant que notre région et Spa en particulier était traversée de « voies des pèlerins » et de chemins de Saint-Jacques. Léon Marquet leur a consacré un livre en 1991 « Voies des pèlerins et chemins de Saint-Jacques de Compostelle à travers l’Ardenne ». Il décrit les grandes voies qui au départ de Liège, Aix-la-Chapelle et Maëstricht rejoignaient La Roche, Saint Hubert pour permettre aux pèlerins d’atteindre ensuite Troyes et Vézelay.

L’église de Polleur avec son fameux clocher torsadé

L’église de Polleur avec son fameux clocher torsadé


Polleur constitue un carrefour des chemins de pèlerins en provenance de Maastricht et d’Aix-la Chapelle. Plusieurs éléments attestent le passage des pèlerins dans ce village. En effet, l’église de Polleur avec son fameux clocher torsadé si caractéristique est consacrée à Saint-Jacques. « Elle renferme une théothèque en pierre du début du XVIe siècle dont une des faces latérales montre un personnage portant un bâton comme Saint Jacques. Une statue en bois peinte en blanc du XVIIIe siècle représente Saint-Jacques-le-Majeur. Il est vêtu d’une courte tunique et d’un manteau largement drapé dont la pèlerine est marquée de coquilles et de bâtons croisés. Il tient dans la main gauche un bourdon muni d’une gourde.
L'ancien pont de Polleur.

L’ancien pont de Polleur.


Notons encore qu’un vitrail de l’église représente Saint Jacques et Saint Remacle, associant ainsi l’apôtre et le saint évangélisateur de la région, vénéré à Stavelot où mène un des chemins venant de Polleur (via Sart et Cockaifagne). »
Cependant, un autre chemin permettait de rejoindre La Roche via le village de Fraiture sans passer par Stavelot et Lierneux. Il empruntait l’ancien pont de Polleur (un endroit magnifique), montait la côte pour atteindre Le Sarpay et rejoignait l’actuel golf. Le chemin continuait ensuite sur Frahinfaz puis la promenade Reickem, Marteau et Creppe.

Il est possible de traverser le pont et d’effectuer ce trajet à pied, en vélo ou en voiture. C’est à cet endroit qu’a lieu la « fête du coucou ». Ce dernier, est un jeune marié qui préféra rester dans le lit de sa belle plutôt que de participer à la chasse organisée pour tuer la Bête du Staneux. Pour sa punition, le « coucou » sera jeté dans les eaux de la Hoëgne du haut du pont sous les applaudissements de tout le village.

La croix Brognard près du golf

La croix brognard près de l'actuel golf club.

La croix brognard près de l’actuel golf club.


Arrivés sur le plateau, les pèlerins poursuivaient leur chemin vers l’actuel golf club où l’on peut voir une croix de pierre commémorant le meurtre de Pierre Brognard, échevin de Spa, qui revenait de Verviers le 24 décembre 1685. Il a été abattu par un malfaiteur nommé Mathieu Pierre Dumont de Xhoffrai. Ce dernier, après avoir demandé du tabac en poudre, le tua d’un coup de fusil. L’inscription sur la croix précise que le 17 janvier 1686 (le mois suivant), le meurtrier a été sur le lieu même du crime « rompu vif et roué », c’est-à-dire placé sur une roue pour avoir les bras et jambes rompus avec une barre de fer.
Le chemin atteint le pré du cerf, Frahinfaz, Spaloumont et la promenade Reikem qui porte le nom ancien de « pèlerine voie ».

La promenade Reickem ou pèlerine voie

Cette dénomination de la promenade qui va de Sol Cress à Marteau atteste qu’elle fut un chemin fréquenté par les pèlerins en marche vers le Sud. Ce nom est déjà cité en 1520. « Un pré jondant d’un costé alle voie quy vat de Spau à Theux de desoub, daultre costé alle pèlerine voye. ». Un autre texte de 1582 précise que la « pèlerine voye » sépare le banc de Spa et de Theux, ce qui atteste de son ancienneté. De même, un pré situé le long du chemin portait (en 1661) le nom de « pré des bribeurs » et l’on sait que les pèlerins appelés aussi « pauvres paysans » vivaient d’aumônes.
Le chemin descendait alors vers Marteau pour remonter sur Creppe que l’on traverse.

La rouge croix à Creppe

La rouge croix à Creppe

Après le village de Creppe, une ancienne croix de bois témoigne de l’ancienneté du chemin. Il s’agit de la « rouge croix » qui se situe à la sortie du village sur le chemin qui mène au manoir des Lesbioles (la grande ruelle). Au carrefour qui mène au château, vous continuez (tout droit) le chemin qui vous conduit vers la route des Américains. En bas de la descente dans le virage, vous apercevez à votre droite la naissance du chemin de Stoumont.
La croix se situe de l’autre côté de la route, à gauche sur le talus. Vous éprouverez un peu de mal à la trouver car elle est dans un très mauvais état. Elle a été arrachée, nous a-t-on dit, par une machine qui fauche les bords des routes. Elle a été tant bien que mal remise à son emplacement d’origine mais est perdue dans la clôture et est entourée de fils barbelés.
Les anciens chemins menant vers le sud-est sont jalonnés de « Croix Rouges ». « Ces croix auraient été (voir livre de Léon Marquet) plantées dès les XIe et XIIe siècles pour servir de jalons aux hommes qui, par petits groupes, gagnaient les lieux de rassemblement des croisades (elles rappellent la célèbre croix rouge des Croisés). On en trouve à Mortrou, Andrimont, entre Hévremont et Stembert, à Roanne, Pépinster, Bastogne, Dochamps etc. Ces croix sont également à mettre en rapport avec les voies de pèlerinage vers Rome et Saint-Jacques de Compostelle.

La route vers le Sud se poursuivait en empruntant le chemin de La Gleize à quelques mètres de là.

Suggestions !
Il serait nécessaire de replanter la « rouge croix » (ou d’en refaire une copie) dans le talus vu son importance historique mais également géographique car elle est un repère inscrit sur toutes les cartes et très utile pour les randonneurs.
Ne pourrait-on baliser ce vieux chemin depuis Polleur et lui donner une nouvelle vie en invitant les promeneurs et pourquoi pas les pèlerins à le fréquenter à nouveau ?

Pour approfondir le sujet, nous vous renvoyons au travail de Léon Marquet « Voies des pèlerins et chemins de Saint-Jacques de Compostelle à travers l’Ardenne ». On peut trouver l’ouvrage à la bibliothèque de Spa. Vous pouvez également acheter à l’Office du Tourisme le livre : « Croix, chapelles et oratoires de la région de Spa » dans la série Connaître Spa (5€)

Pol Jehin


Nous avons prolongé notre article sur les chemins spadois empruntés par les pèlerins en marche vers Compostelle par une rencontre avec Françoise Courbe qui a effectué le pèlerinage depuis Le Puy en Velay. Nous nous attarderons aussi sur un autre pèlerin, St Roch, qui est représenté avec la coquille St Jacques et le bordon sur un tableau et sur un vitrail de l’église de Spa. Enfin, M. Heuse nous a fait parvenir une note sur les pèlerinages de Justice qui étaient imposés à certains condamnés.

Spadois contraints aux pèlerinages

Les pèlerins n’étaient pas tous volontaires pour effectuer ce long voyage. Certains d’entre eux étaient obligés d’effectuer le pèlerinage suite à une décision prononcée par l’autorité judiciaire. Il s’agissait d’une forme de « peine alternative » telle que celles que l’on applique actuellement.

Georges Heuse a relevé dans les archives deux cas de Spadois obligés d’effectuer le pèlerinage.

Premier cas connu : en 1445, Louis Lolo est obligé de se rendre à Saint-Jacques de Compostelle. La famille Lolo habitait à l’emplacement du Casino. Son épouse s’appelle Mary, ils ont un fils qui se prénomme Henry. Outre leur maison, ils possédaient une terre nouvellement défrichée au lieudit la « Havet » (Havette). Une fagne porte le nom de Lolo.

Cour de justice de Spa : registre nº 1, folio 16 verso (année 1445).

Traduction : lan 1400 et 45 le jour de grand quarem par devan le mayeur et les échevins delle cour despais est obligiez lolo par sa libre volonteit enver mychat fils piron jadis sent (famille Sente propriétaire du « Vecquepré » avant 1438) despais dune voye (voie) desains jake en comepostel (Compostelle) sonlon le loy usage et costume de payez delibre de 8 se legallement solvit en argen.
Pour anecdote : le chemin Lolo (derrière la fontaine aux yeux), avenue des Platanes, conduit à la Pèlerine Voie (promenade Reickem).

Deuxième cas : le samedi 7 décembre 1624, 84 Spadois sont condamnés à une Calange (?) criminelle. Motif : ils ont méprisé la messe solennelle de Saint-Nicolas et ils sont condamnés, pour leur pénitence, à un voyage de Saint-Jacques (Saint-Jacques en Principauté de Liège, probablement) et un Philippe daler (monnaie). Pour connaître le nom de ces 84 Spadois, consultez le site Internet : www.spahistoire.info, liens : « écrits : 13ème siècle + »

Georges Heuse

Pour ceux qui n’ont pas la possibilité de consulter ces noms en voici une dizaine : Alexandre Storheau, Andry le Nivelle, Andry Palla, Antoine David Herode, Bietmé Antoine, Cloes de marteau, Colas le Boucha, Colas le Richard, Collin le Marechal, Corbeau Leloup, Counet le Jeune, Gérard Jerôme, Gérard Toussaint, Gielet le Truite, Guillaume Brixhe etc…

Dans son livre « Voies des pèlerins et chemins de Saint-Jacques de Compostelle à travers l’Ardenne pages 27-28), Léon Marquet a relevé également l’usage de proclamer ce type de peine. En 1551 par exemple, une réglementation prise par le Prince-Evêque de Liège Georges d’Autriche condamne une personne, qui aurait coupé un chêne formé dans la forêt du prince, à un voyage à Compostelle, estimé à quinze carolus d’or. Pour un chêne non formé ou un hêtre, l’amende est d’un voyage à Rocamadour estimé à 7 carolus et demi et pour tout autre arbre ou bois mort à un voyage de Vendôme estimé à 3 florins 15 patars de Brabant.
M. Marquet note que ces pèlerinages étaient souvent rachetés selon le tarif fixé par la coutume. Ainsi en 1513, dans le cas d’une réparation d’injure, si Katerine , épouse d’Anseau, ne vient pas s’excuser devant l’église, elle sera tenue de payer un voyage à Rocamadour, « payé de piez ou d’argent ». Dans certains cas cependant, il est mentionné qu’il s’agit d’un voyage à « faire de ses pieds ». A Spa, M. Marquet indique que les pèlerinages concernent Saint Jacques de Compostelle, mais aussi Rocamadour, Vendôme, et Saint Josse en Picardie.


Sur le chemin des étoiles…

Nous avons rencontré Françoise Courbe qui a effectué en plusieurs étapes le pèlerinage de Saint Jacques de Compostelle et nous a fait part de son expérience.
C’est à la fin de mes études de pharmacie que j’ai été interpellée pour la première fois par le pèlerinage de Saint Jacques de Compostelle. Mon papa m’avait proposé de prendre une année de congé sans solde avant d’entamer ma carrière professionnelle pour nous rendre ensemble à Compostelle depuis Spa. Sortant des études, j’avais envie de travailler rapidement et je n’ai donc pas concrétisé ce projet.
Beaucoup plus tard, en 2004, mon papa se lança dans l’aventure avec ma sœur et mon mari, Rudi. Ils partirent une semaine sur les chemins de Compostelle à partir du Puy en Velay. Cet endroit est en effet un des points de départ historique des chemins menant à Compostelle (Via Podiensis) ; les infrastructures à partir de cette ville sont bien organisées pour les pèlerins. Ils sont revenus enchantés de leur expérience et m’ont convaincue de les accompagner l’année suivante.
C’est donc en 2005 que j’ai pris le départ vers St Jacques de Compostelle. J’ai effectué l’ensemble du parcours, c’est-à-dire 1522 km en 7 ans, à raison d’une quinzaine de jours par an. Nous avons organisé les étapes suivantes : Nasbinal-Figeac ; Figeac-Moissac ; Moissac- St Jean-Pied-de-Port, St Jean-Pied-de-Port–Burgos ; Burgos-Ponferrada ; Ponferrada-St Jacques. Cela représente une marche de 20 à 30 km par jour.
En effectuant ce pèlerinage, je souhaitais d’abord participer à la concrétisation du projet de mon papa et c’est en famille que nous avons fait le voyage. Il ne s’agissait pas pour moins d’un objectif religieux, ni philosophique. Je désirais me lancer un défi et voir dans quelle mesure je serais capable de le relever.
Dès que je me suis engagée sur ce chemin mythique, j’ai été saisie par une ambiance particulière qui pousse chacun à un dépassement de soi. On marche durant de longues heures et l’effort physique est exigeant, on souffre même. Sans qu’il ne s’agisse de performance athlétique, on est pris par la marche qui emplit tout l’esprit et nous oblige en quelque sorte à retrouver notre corps. On mange moins, on dort plus et l’on retrouve un rythme de vie où l’on peut se centrer sur l’essentiel et être en harmonie avec son corps. On se rend compte qu’on mange trop en général et durant le voyage boire un simple verre d’eau à la fontaine devient quelque chose de merveilleux, d’intense.

Tout ce que l’on mange a une saveur exceptionnelle. J’ai redécouvert ainsi la valeur des éléments fondamentaux de ma vie. Débarrassée de tous les soucis du travail et des fausses préoccupations de la vie quotidienne, au fil du chemin je me suis affranchie des contraintes et j’ai trouvé une liberté de pensée et d’action très épanouissante.

Le village de Conques et son abbatiale

Le village de Conques et son abbatiale

A cela s’ajoutent les contacts avec les autres marcheurs. Chacun ressent que l’on vit une expérience commune, que l’on chemine ensemble vers un même objectif, à travers les mêmes difficultés et les mêmes joies. Ce qui est très frappant, nous dit Françoise Courbe, c’est la variété des personnes que l’on rencontre, d’âge, de culture, de nationalités différentes. Certains participent au pèlerinage avec des objectifs religieux. J’ai été très émue par exemple de voir un groupe de personnes âgées espagnoles chanter un « Ave Maria » devant une petite chapelle au sommet d’une côte face à un panorama extraordinaire des montagnes des Pyrénées. D’autres voyagent totalement en rupture avec leur vie quotidienne. Ainsi, ce couple qui chemine sans argent avec leurs deux chats, un âne, un chien tandis que d’autres personnes se font porter leurs affaires par taxi d’étape en étape. Mais toutes ces personnes différentes se rencontrent, coexistent sans aucune barrière et le partage se fait très spontanément. Les pèlerins ont quelque chose à se dire, à partager alors qu’ils ne se connaissent pas. Une solidarité se crée. Ainsi, un jour, j’avais ôté mes souliers pour me reposer et soulager une cloche qui me faisait fort souffrir, spontanément, une dame est venue vers moi pour me proposer un pansement. Une autre fois, dans un gîte, un pèlerin nous a préparé le repas du soir, il est allé faire des courses et a tout organisé pour nous tous, dans le seul but de faire plaisir aux gens. On rencontre aussi des personnages étonnants comme ce monsieur qui effectuait le pèlerinage pour la quatrième fois.
Chaque année, dès que je recommence à me mettre en marche, cette ambiance se reconstruit. J’ai ressenti chaque fois que je marchais dans les pas de milliers d’hommes qui, durant des siècles, ont foulé de leurs pieds les mêmes chemins, se sont abreuvés aux mêmes fontaines. Les vieux sentiers de pierre, les paysages magnifiques, les chapelles et édifices religieux vous imprègnent d’un calme et d’une sérénité qui trouvent toute leur intensité dans des lieux comme Conques où l’abbatiale vous baigne d’une véritable paix intérieure. Quand, au sommet de la montagne, après des heures de marche, j’ai découvert le village de Conques et son abbatiale, ce fut pour moi un des moments les plus forts de mes « voyages ».

L’Aubrac et ses chemins bordés de murs, la traversée des Pyrénées avec ses chevaux semi-sauvages, l’interminable pauvre et plate Mesetas sont des endroits de toute beauté. Parfois, les lieux sont moins enchanteurs, par exemple quand l’itinéraire longe durant de longs kilomètres l’autoroute en Espagne, ou que l’on emprunte des routes macadamisées, mais cela ne m’a pas dérangée car chacun ressent qu’il n’est pas en train de faire du tourisme mais qu’il s’agit d’une démarche plus fondamentale où chacun s’efforce d’atteindre un but… St Jacques de Compostelle.
En octobre 2010, Saint Jacques de Compostelle est là. Me voici arrivée au but du voyage après tant d’efforts. A la joie d’avoir accompli mon défi se mêle un certain désenchantement de constater combien les aspects commercial et touristique ont envahi le site.
Si je fais le bilan, je suis très contente d’avoir pu aller au bout de cette expérience, d’avoir partagé le rêve de mon papa qui a pu faire le chemin de Compostelle avec ses deux filles. Au-delà de ce que je m’imaginais, le pèlerinage est plus qu’une simple balade, il m’a apporté une forme de sagesse me permettant de prendre du recul, de relativiser les évènements, de me ressourcer. Je pense que cette forme de cheminement est vraiment nécessaire, aussi mon rêve serait de pouvoir dans quelques années, partir de Spa, aller jusque St Jacques de Compostelle et revenir en une seule fois !

Françoise vous propose ces quelques réflexions si vous souhaitez tenter cette expérience :

  • Préparez-vous un minimum avant de vous lancer sur les chemins.
  • Prenez des chaussures avec lesquelles vous êtes à l’aise et surtout pas des nouvelles
  • Prenez soin de vos pieds tout de suite
  • Bien dormir est essentiel. Attention aux ronfleurs, prenez des « boules Quiès » !
  • Munissez-vous du livre « miam miam dodo » qui donne tous les renseignements utiles pour le logement, où trouver de la nourriture.
  • Si vous effectuez le voyage en octobre, vous aurez plus de chance de trouver facilement un logement. Il est possible en France de réserver une place dans les gîtes pour pèlerins. En Espagne, la réservation n’est pas permise.
  • Ne pas se charger inutilement, réduire au maximum ce que vous portez. Prendre une cape pour la pluie et garder toujours dans son sac des vêtements secs pour la soirée.
  • Prendre une paire de sandales pour le soir car vos pieds aimeront être à l’aise. N’oubliez pas une lampe de poche.
  • Ne pas avoir peur de remettre des habits peu frais car il n’est pas toujours possible de les laver.
  • Vous procurer un crédentiel (livret du pèlerin) qui est obligatoire pour avoir accès aux gîtes destinés aux pèlerins en Espagne.

Pol Jehin


D’autres témoins du chemin de Saint Jacques

Le Christ en croix entouré de Saint Sébastien et de St Roch (Eglise St Remacle - Spa

Le Christ en croix entouré de Saint Sébastien et de St Roch (Eglise St Remacle – Spa)

Vitrail représentant St Roch (Eglise St Remacle à Spa

Vitrail représentant St Roch (Eglise St Remacle à Spa)


Un tableau de l’église Saint Remacle de Spa, situé près du cœur, daté de 1598 représente un Christ en croix entouré de Saint Sébastien et de St Roch. Ce dernier porte un chapeau sur lequel on peut voir les insignes des pèlerins qui vont à Compostelle : deux bordons croisés et quatre coquilles de Saint Jacques.
Saint Roch, né à Montpelier, aurait vécu dans la deuxième moitié du XIVe siècle. Au cours de son pèlerinage à Rome, il soigna sur son chemin des malades de la peste et contracta lui-même la maladie. Souffrant d’un énorme bubon à la cuisse, il se retira dans un bois en Italie, avec son seul chien pour compagnon. En général le signe du pèlerinage à Rome est la clé de Saint Pierre mais on représente souvent saint Roch, patron des pèlerins, avec la coquille car à la fin du Moyen Age elle est devenue le signe de tous les pèlerins. C’est la raison pour laquelle même si St Roch n’est pas allé à Compostelle, on le représente avec la coquille et le bordon, signes des pèlerins.

Non loin du tableau, près de la sacristie, on peut également voir un vitrail représentant St Roch. Le Saint est muni de son bâton et sur son chapeau, on peut remarquer une coquille Saint Jacques. Saint Roch était très populaire, son intercession était demandée pour guérir de la peste, du choléra et d’autres épidémies.


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