Creppe

Le coquet village de Creppe (altitude 385 mètres) est le village le plus élevé de la commune de Spa. Il occupe le sommet d’un plateau jadis herbagé orienté au sud-ouest de la cité thermale et en est distant d’environ une lieue.

La première implantation humaine au hameau de Creppe semblerait se situer le long du « Ruy de Creppe », au lieu-dit « Wérihay » et pourrait dater de l’époque gauloise ou de l’époque franque ? Néanmoins, c’est à partir du 15e siècle que le village se développe et que le nom du lieu apparaît (en 1439, il est fait mention d’un certain Johan de Creppe). Au 16e siècle, le village est habité par des agriculteurs, des charbonniers et des ouvriers métallurgistes (ces derniers travaillent dans les fourneaux, les forges et les marteaux installés le long du Wayai et de ses affluents).

En 1576, Creppe comptait 20 habitations. Albin Body, l’historien spadois, nous donne deux autres informations pour le 17e siècle : en 1675, il y avait 31 habitations et en 1699, il y en avait 40. En 1710, les villageois furent autorisés à construire une chapelle. Fin du 18e siècle, une vingtaine de volontaires creppelains prirent part à la révolution liégeoise. Début du 19e siècle, Creppe comptait 60 maisons et 233 habitants, c’était le hameau le plus important de la commune de Spa. Sous l’Empire, 31 citoyens de Creppe durent participer (conscrits) aux campagnes napoléoniennes.

1909: Le Wérihay après la canalisation du Ruy de Creppe (c. postale - Fonds Body)

1909: Le Wérihay après la canalisation du Ruy de Creppe (c. postale – Fonds Body)

Au milieu du 19e siècle, à Creppe, les fermes étaient souvent construites en matériaux traditionnels : soubassements en pierre, murs en colombage garnis de torchis, toits de chaume ; ces matériaux faisaient souvent la part belle au feu. Aussi, des incendies se répètent : en 1809 (une ferme), 1833 (6 maisons), 1849 (1 ferme), 1853 (7 maisons), 1857 (l’église, l’école et 27 maisons) et en 1863 (6 maisons, le presbytère et la sacristie). Pour éviter les incendies, les Creppelains remplaceront les toitures de chaume par des couvertures en cherbins et une petite brigade de pompiers volontaires, équipée d’une pompe à bras mobile, sera installée au village en 1889. Cette brigade sera opérationnelle jusqu’à la fin des années cinquante ; Jacquy Dohogne, André Pottier et André Legrand en seront les derniers pompiers.

Entre la seconde moitié du 19e siècle et le début du 20e siècle, une briqueterie était en activité à un peu plus d’un kilomètre du village ; elle se situait le long de la route Creppe-La Gleize (construite en 1844) ; le dernier briquetier se dénommait Heynen, il cessa ses activités avant la Guerre de 14. Cet endroit s’appelle depuis lors la briqueterie (al brict’reye). Plusieurs maisons du village de même que l’église et la première école ont été construites avec ces briques.

La route Spa-Creppe a été modernisée de 1869 à 1871 (réalisation de la tranchée) ; les arbres qui la bordent ont été plantés en 1889 ; mais le tracé initial est bien plus ancien (en 1575, on cite le chemin real qui va de Spau à Creppe). En 1869, trois fontaines publiques sont installées : une près de la ferme Dohogne, une autre près de la Croix Ansay et la troisième au Wérihay. Celle du Wérihay  disparaît dans les années nonante, les deux autres dans le courant des années soixante (en 1990, l’année des fontaines en Wallonie, une nouvelle fontaine est réinstallée près de la ferme Dohogne). En 1883, la route qui traverse le village est empierrée et le Ruy de Creppe qui ruisselle dans le quartier du Wérihay est canalisé. L’éclairage public est réalisé en 1889 (dix lampes à pétrole sont installées dans le centre de la localité). La route qui conduit à Winamplanche en partant du fond du village a été aménagée en 1916 par des chômeurs afin de leur éviter la déportation.

1916 : terrassiers sur le chantier de la route Creppe-Winamplanche  collection M. et Mme Dohogne)

1916 : terrassiers sur le chantier de la route Creppe-Winamplanche collection M. et Mme Dohogne)


Au début du 20e siècle, Creppe est principalement habité par des agriculteurs ; dans le courant des années vingt, ils fonderont une laiterie coopérative enseignée « Laiterie la Fraineuse » ; elle fermera ses portes au début des années cinquante. Après la Grande Guerre, l’électricité arrive au village ; c’est aussi à partir de cette époque que de plus en plus de Creppelains iront travailler à l’extérieur (à la Ville, à l’Etat, à la poste, à la SNCB, …). Pendant la Seconde Guerre, à la mi-octobre 1944, les Américains installent un immense dépôt de carburant (7 millions de litres) entre Mambaye et Creppe ; il sera évacué en urgence deux mois plus tard lors de l’offensive Von Runstedt. De nos jours, le village de Creppe (en wallon, è Crèpe) s’est fortement développé et est devenu essentiellement résidentiel, il n’y a plus qu’une seule exploitation agricole (en 1992, il y en avait encore trois).

Hameau de Crepe, extrait carte Ferraris 1777 (Institut Géographique National –  www.ign.be)

Hameau de Crepe, extrait carte Ferraris 1777 (Institut Géographique National – www.ign.be)


En examinant la carte du comte de Ferraris, considérée comme fiable pour l’époque, on se rend compte qu’il y avait au hameau de « Crepe » environ une trentaine de maisons en cette fin de 18e siècle.

L’orthographe du nom a peu varié au fil du temps. La carte du R.P. Nicolas Le Clerc de 1730 mentionne « Creppe », la carte Friex de 1744 indique « les Treppes », la carte Ferraris de 1777 cite « Crepe » et la carte de Gérard et Vandermaelen datant de 1833 « Creppe ». Le nom « Creppe » pourrait provenir d’une sémantique germanique « kerk » ou « kreche » (crèche), venant de « kripp » (pâture à moutons, bergerie).

Les habitants de Creppe sont surnommés « les Veaux » (les Vais), parce qu’ils se distinguaient par leur entêtement. Comme les Desniétois (voir Réalités du mois dernier), les Creppelains étaient réputés pour la vannerie qu’ils pratiquaient pendant les longues soirées d’hiver ; parmi les derniers vanniers, on peut citer : Arthur Bourguet, Yvan Pottier et André Renier.

Autre spécialité des habitants de Creppe, pratiquée depuis des siècles mais aujourd’hui presque disparue, la cueillette des myrtilles ; Jacquy Dohogne est un des derniers à perpétuer la tradition villageoise.

1909 : Le centre du village de Creppe, à gauche le café (avec salle) Ansay (carte postale - Fonds Body)

1909 : Le centre du village de Creppe, à gauche le café (avec salle) Ansay (carte postale – Fonds Body)

La paroisse

L’église Saint Joseph datant de 1860 (carte postale)

L’église Saint Joseph datant de 1860 (carte postale)


En 1710, les habitants de Creppe sont autorisés à construire une chapelle. Sa construction sera achevée en 1716, mais c’est seulement en 1729 qu’elle sera consacrée. En 1838, le clocheton de la chapelle fait place à une tour afin d’équiper l’édifice de deux cloches. La paroisse de Creppe est érigée en janvier 1840. C’est à partir de cette date que les Creppelains pourront être inhumés dans leur village.

Le premier cimetière se trouvait dans les environs immédiats de l’église. Devenu vite trop petit, un nouveau cimetière, situé au lieu-dit « Renheuchamps », sera ouvert aux inhumations en mai 1865. L’église actuelle est construite entre 1858 et 1860 sur l’emplacement de la chapelle primitive détruite par l’incendie de 1857 (voir ci-après) ; elle a été bénie le 14 mai 1860. La tour de l’édifice abrite 3 cloches. La paroisse est dédiée à Saint Joseph.

Noms des desservants :

Nicolas Mottet de 1716 à 1721 (1er vicaire, il fut suivi par 14 autres vicaires avant l’arrivée du 1er curé),
Magis de 1840 à 1859 (le premier curé, originaire de Fays-Polleur),
Pierre Van Gusthoven de 1859 à 1868, Pierre Dellicourt de 1868 à 1888,
Nicolas Cerfontaine de 1888 à 1913,
Camille Respen de 1913 à 1918,
Renard de 1918 à 1948,
Marcel Bovy de 1948 à 1952,
Etienne Wyckmans de 1952 à 1958,
Polis de 1958 à 1987,
Michel Edmond Hauzeux, Mayet,
de nos jours Floribert Kaleng Kakez (curé des paroisses de Spa, Creppe et Winamplanche).

L’école

Après la construction de la première chapelle en 1716, les Creppelains souhaitent que le vicaire-résident instruise leurs enfants. La classe est donnée au presbytère. Cet enseignement durera, semble-t-il, jusqu’en 1827! En 1840, une école privée est installée juste en face de la chapelle. Deux ans plus tard, elle accueille 51 élèves. En 1847, l’école privée de Mathieu Legrand devient officiellement l’école communale de Creppe. L’école est détruite lors de l’incendie de 1857 ; les cours seront donnés pendant plusieurs années dans la maison du forestier Fontaine puis dans la maison de Mathieu Ansay. Une nouvelle école est inaugurée en mai 1870. En 1908, il y a 92 élèves. Un nouveau bâtiment est construit en 1930, il comporte trois grandes classes et un bureau. En 1975, la Ville de Spa décide de fusionner les écoles communales de Creppe et de Nivezé et confie la direction de la nouvelle entité à Jean Micha, l’instituteur en chef nivezétois. En 1979, la direction des écoles communales est reprise par Pierre Gendarme. En 1995, une nouvelle école est construite afin de remplacer les anciens locaux.

Année scolaire 1921 –1922 : M. et Mme Courbe avec leurs élèves ( collection M. et Mme Dohogne)

Année scolaire 1921 –1922 : M. et Mme Courbe avec leurs élèves ( collection M. et Mme Dohogne)


Liste des instituteurs :

Mathieu Legrand de 1840 à 1865,
Clément-François Gaspar de 1865 à 1901,
Jean-Pierre Bertholet de 1901 à 1921 (aidé par sa fille Blanche Bertholet de 1907 à 1920),
Gilbert et Mathilde Courbe-Rensonnet de 1921 à 1955,
Paul et Raymonde Randaxhe-Corbillon de 1955 à 1966,
Pierre Gendarme (assisté de plusieurs instituteurs et institutrices) de 1966 à 2005.

Actuellement, l’école communale est dirigée par Valérie Parmentier. Sur le site de Creppe, elle est assistée dans sa tâche par : Véronique Andres, Carmen Zune, Colette Laezza, Françoise Herman, Corinne Henrion, Lucas Bertholet.

Les commerces 

De nos jours, il n’y a plus de commerces de proximité à Creppe, il reste un café ; cependant, ce ne fut pas toujours le cas. Au 20e siècle, on peut citer : l’épicerie Hurlet (avant la Guerre de 14-18), le petit bazar appelé « A la bonne Ménagère » tenu Victor Pottier et sa sœur, l’épicerie de Joseph Rouchet, l’épicerie des sœurs Laure et Jeanne Ansay, la boucherie de Marcel Wagener, la boulangerie d’Armand Legrand, le café Briscot-Constant, le café Demaret, le café de Joseph Wagener, le café (avec salle) Ansay, le café d’Yvan Goffin.

1909 : Café de la Belle Vue situé à l’entrée du village en face de la route menant à La Gleize.  Enseigné  par après « A la Bonne Tasse » (Briscot-Constant). De nos jours, c’est le seul établissement du village, il porte le nom de «Café de l’Amicale du plateau ».

1909 : Café de la Belle Vue situé à l’entrée du village en face de la route menant à La Gleize.
Enseigné par après « A la Bonne Tasse » (Briscot-Constant).
De nos jours, c’est le seul établissement du village, il porte le nom de «Café de l’Amicale du plateau ».

Le manoir de Lébioles 

Le manoir de Lébioles (carte postale)

Le manoir de Lébioles (carte postale)


La terre de Lébioles (èl lés biole) appartenait au Comte de Geloese d’Eysden. Cette terre fut achetée en 1846 par la famille Neyt. Fin du 19e siècle, Georges Neyt (1842-1908), ambassadeur plénipotentiaire du roi des Belges, projeta d’y faire construire un manoir. Il le fit construire en 1907 et 1908, dans le style renaissance mosane, par l’entrepreneur Jehin Père et fils, suivant les plans des architectes Charles Soubre et Alfred Lobet. Il se situe au sud-ouest du village, à un peu moins d’un kilomètre du centre de la localité. Malheureusement pour lui, Georges Neyt ne l’occupera jamais, car il décéda peu de temps avant son achèvement. A peine terminé, le château et le domaine sont mis en vente. En 1912, Edmond Dresse et son épouse Anne Delloye achètent la propriété. Cette famille bourgeoise partage alors ses jours entre Liège et Creppe. « Plus Valet Quam Lucet », c’est la devise écrite sur les armoiries du manoir ; cela signifie « Etre plutôt que paraître ». Fin de la Deuxième Guerre, le château sert de résidence forcée pour des hauts dignitaires du III Reich.

En 1980, Liliane Dresse de Lébioles, la petite-fille d’Edmond (« de Lébioles » titre octroyé à la famille Dresse en 1926), vend le domaine aux époux Jacques Cauwels-Van Cauwenberg. Ceux-ci y exploiteront un hôtel de charme jusqu’en 1999. Le bien est par la suite vendu mais comme il ne trouve pas d’affectation, il se dégrade rapidement. En 2005, le château est racheté par la famille Lüssem (des industriels allemands) qui le restaure et y exploite depuis 2006 un hôtel de luxe sous l’enseigne « Manoir de Lébioles ».

La Croix Ansay 

Une quinzaine de croix sont disséminées dans le village de Creppe et ses alentours. La plus emblématique, la Croix Ansay, trône sur la place située non loin de l’église. Le monument Hubert Ansay est composé d’une croix de pierre ornée d’un Christ ; il est entouré d’un enclos en pierre et fonte. Une inscription y est gravée : IHS A LA MEMOIRE DE HUBERT ANSAY 1837. Cette croix est le résultat d’un vœu. Hubert Ansay, né à Creppe le 30 avril 1792, était un grand voyageur. Un jour, il se trouva en danger de mort (un naufrage) et fit le vœu de payer l’érection d’une croix dans son village s’il était sauvé. Rentré à Creppe, il fit élever la croix comme il l’avait promis. Par après, chaque fois que sa vie était en danger, il fit un vœu. Le village reçut ainsi plusieurs dons (en 1838, la chapelle fut dotée d’une tour pour installer une seconde cloche et en 1864, il offrit à la paroisse le terrain où se trouve le cimetière actuel). Hubert Ansay décéda le 13 mars 1866.

Le grand incendie du lundi 4 août 1857 

Voici le récit de cette catastrophe que la tradition orale a véhiculé jusqu’à nos jours. L’été 1857 est particulièrement chaud et sec. Toutefois, le vent d’est souffle assez fort. Comme chaque année, un peu partout dans le village, des tas de fougères, récoltées dans les bois pour servir de litières aux animaux l’hiver, sont en cours de séchage. Le lundi 4 août, il est un peu plus de midi. Un enfant, qui vient de terminer son repas, joue sur le seuil de sa maison une boite d’allumettes dans les mains. La suite est facile à deviner, il craque une allumette, puis une autre … une allumette tombe par terre au pied des fougères … des petites flammes apparaissent … il tente de les étouffer avec son sabot … un coup de vent, elles deviennent plus nombreuses … il se sauve et se cache car il a peur de la colère paternelle … soudain, quelqu’un donne l’alerte, mais il est trop tard, les flammes gagnent le toit de chaume de l’habitation… elle brûle, les seaux ne suivent pas, les hommes reculent. Les cloches de la chapelle sonnent le tocsin … les flammes gagnent la maison voisine, le vent se lève, les flammèches volent … soudain, les toitures brûlent de l’autre côté de la rue … puis hélas, les hommes baissent les bras, car la chaleur est devenue insupportable. A la nuit tombante, les Creppelains n’ont pas d’autre choix que de regarder leur village se consumer. Quand le jour se lève, le spectacle est épouvantable, le centre de Creppe n’est plus que décombres et cendres fumantes. Bilan : l’église, l’école et 27 maisons avec leurs dépendances sont réduites en cendres. Il faudra des années pour reconstruire le village.

1909 : La rue principale du village avec un des 10 réverbères à pétrole et une des 3 fontaines publiques  Derrière la fontaine la boulangerie Legrand

1909 : La rue principale du village avec un des 10 réverbères à pétrole et une des 3 fontaines publiques
Derrière la fontaine la boulangerie Legrand


L’Amicale du Plateau 

La société dénommée « l’Amicale du Plateau » a été fondée en 1959 dans le but de racheter la salle et le café du village (propriété Briscot) afin d’en faire un centre d’animation local. Parmi les fondateurs, on peut citer : l’instituteur Paul Randaxhe, Victor Demaret, Joseph Starck (le 1er président), José Starck… Une grande soirée d’ouverture eut lieu le dimanche 6 septembre 1959. Depuis lors, l’Amicale du Plateau a organisé de nombreuses manifestations festives: la fête de l’Epiphanie (durant les années cinquante et soixante), le grand feu en mars (la tradition a repris en 1979), la kermesse en mai, la fête de la crêpe en septembre (tous les deux ans depuis 1987), des concerts en wallon en automne. Actuellement, la société creppelaine est présidée par Marie-Paule Fassin.

Jean Lecampinaire

Sources :
Histoire et Bibliographie Tome III (A. Body)
Creppe sur la voie du temps passé (P. Gendarme – J. Lohest – 1989)
Croix, Chapelles, Oratoires de la région de Spa (Comité Culturel de Spa – 1992)
Architecture thermale, les résidences et villas de Spa (H.A.S. – L. Pironet – 1981)
Monographie géographique « La commune de Spa » (F. Cerfontaine – 1994)
M et Mme Jacquy Dohogne-Cordonnier, Monsieur André Pottier.


Commentaire

Creppe — Un commentaire

  1. Bonjour,

    très intéressant, merci. Mes ancêtres proviennent de Creppe et y sont restés implantés très longtemps : au moins entre le 16° siècle et le 19°, moment où ils sont descendus à Spa. D’après le plan Popp, les Noël habitaient majoritairement au Wérihay.
    Votre carte postale du Wérihay est vraiment très intéressante pour moi ; est-il possible de l’avoir en grand format si vous voulez bien me l’envoyer via mail ? Je vous en serais très reconnaissant.
    Cordialement,
    Roger NOËL

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