Cour

Le hameau de « Cour » extrait de la carte Ferraris de 1777 (I.G.N.www.ing.be)

Le hameau de « Cour » extrait de la carte Ferraris de 1777 (I.G.N.www.ing.be)

Le paisible hameau de Cour (altitude 490 mètres) fut longtemps le hameau le plus élevé de l’ancienne commune de La Gleize. De nos jours, un groupe d’habitations situé au lieu-dit « le Rosier » (à Rôsî) peut prétendre à ce titre. Le mot « Cour » dérivé du latin « curtis » semblerait signifier originellement « ferme ». Jadis, Cour (à Coûr) faisait partie de la principauté abbatiale de Stavelot-Malmedy et plus spécifiquement du ban de Roanne. Le hameau de « Court » est déjà cité en 1521.

A la fin de l’Ancien Régime, le hameau de Cour fait partie de la commune de Roanne (le village de Roanne était le chef-lieu de l’ancien « haut-ban »). Mais, cette nouvelle commune sera éphémère. En juillet 1795, la commune de Roanne est rattachée à la commune de La Gleize ; cette année-là, il y avait 23 habitants à Cour. Cette situation administrative durera jusqu’en 1977, date de la fusion des communes. De nos jours, le hameau de Cour fait partie de la commune de Stoumont.

Le hameau de Cour dépend de la paroisse de Moulin-du-Ruy (anciennement paroisse de Roanne). Les enfants du hameau fréquentaient autrefois les écoles moulinoises. La route La Gleize-Spa qui traverse la localité a été ouverte en 1860.

Avant 1921, c’était par un drain à ciel ouvert que le hameau de Cour était alimenté en eau via les sources abondantes du « Clouri » situées près de la Vêcquée. Cette année, un projet de canalisation est mis à l’étude, mais il n’aboutira pas. C’est vers 1930 que la localité est raccordée au réseau électrique.

Lors de l’Offensive des Ardennes, le 19 décembre 1944 après-midi, une patrouille allemande, composée de 4 véhicules blindés, quitta La Gleize et emprunta la route de Spa mais elle fit demi-tour après le hameau de Cour suite aux tirs de la batterie D du 110e A.A.A. (bataillon d’artillerie anti-aérienne) commandée par le capitaine Reiver.

Le vieux Christ de Cour

Le vieux Christ de Cour


Ce fut le point extrême de l’offensive allemande dans la direction de la ville thermale. Cette batterie, qui était installée à Creppe depuis la 3e semaine d’octobre 1944 afin de protéger le Quartier Général de la 1ère Armée américaine établi à Spa, avait été envoyée dans la journée du 18 décembre sur la route d’Andrimont au lieu-dit le Rosier pour protéger le dépôt d’essence de la Géronstère en cours d’évacuation.

En 1951, Spa-Monopole acquiert le terrain où sourdent les sources du « Clouri » ; un accord prévoit la fourniture journalière de 50 m³ au hameau de Cour, le surplus est attribué à la société spadoise qui prend à sa charge la construction d’un réservoir et la réalisation de la conduite mère jusqu’au hameau.

Au nord du hameau, non loin de la Vêcquée se trouve une des dernières genévrières de la région. Le hameau a toujours vécu essentiellement de l’agriculture. Actuellement, une seule ferme est en activité, de même qu’une brasserie-restaurant ; le hameau de Cour est devenu principalement résidentiel.

Le poteau de Cour et la croix Jacques de Berinsenne

A l’altitude de 555 mètres, au croisement de l’ancien chemin de Spa à La Gleize (passant par Cour) et de la Vêcquée se trouvait autrefois un gros pilier en bois en forme de tau dénommé « Poteau de Cour ». Ce poteau, très ancien, servait jadis de point de repère aux habitants de la région et aux voyageurs, surtout par temps de neige ou de brouillard.

Au croisement de l’ancien chemin de Creppe à Cour et de la Vêcquée, à l’altitude de 562 mètres, se trouve la croix Jacques de Berinsenne. Les registres paroissiaux spadois nous apprennent que : l’an 1696, aoust 23 : fut tué sur nos fagnes le Sr Jacques de Berinsenne, fils du Sr Colonel Berinsenne. Il fut enterré dans l’église de Spa.


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